Publié dans Editorial

Signal fort (III) 

Publié le mercredi, 16 juillet 2025

Jean louis Andriamifidy bouscule ! Le président du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI) secoue le « système établi » afin d’éveiller la conscience et l’âme des premiers responsables dont en premier lieu les parlementaires notamment ceux de Tsimbazaza pour enfin mettre le holà à la corruption et l’impunité.

Sur ce point, le président du CSI ne s’est pas trompé d’adresse. Il sait très bien à quelle porte frapper. Jean Louis Andriamifidy, président du CSI, en chair et en os, se présente devant les députés à la tribune de l’Assemblée nationale, leur demandant de prendre leurs responsabilités devant la nation. Concernant la lutte contre la corruption, il ne fallait jamais méconnaître qu’il existe deux catégories de corruption c’est-à-dire deux types de corrupteurs : le commun des mortels, les menus fretins et les membres du pouvoir à savoir élus parlementaires, anciens ministres ou en exercice, chefs d’institution anciens ou en exercice. Ce sont les gros poissons ou les gros bonnets qui s’adonnent à des corruptions à grande échelle. On les appelle aussi les gros poissons sinon les gros bonnets.

 

La traque des corrupteurs évoluant parmi les menus fretins ou les petits poissons avance et continue de happer. Le BIANCO, en coordination avec le Pôle anti-corruption (PAC), s’efforce d’interpeller les responsables des magouilles sur fond de détournements ou de concussion c-à-d des malversations commises par un ou des agents de l’Etat, souvent haut placés, pour extorquer de l’argent dans l’exercice de leur métier. Dans ce genre de délit corruptif,  la traque du Système de lutte contre la corruption suit normalement son cours. Mais là où le bât blesse justement c’est la lutte ayant pour lien avec les gros bonnets. Et c’est la raison pour laquelle le président du CSI s’est déplacé, en personne, devant les honorables parlementaires de l’hémicycle. Selon  le Texte de la loi fondamentale, le processus de mise en accusation devant la Haute Cour de justice (HCJ) dépend formellement de la Commission spéciale d’accusation au sein de l’Assemblée nationale (AN). Les dossiers d’accusation des anciens de ceci ou de cela, de hauts dirigeants en exercice ne sont pas recevables devant la HCJ, sans l’avis exprès de la Commission spéciale de mise en accusation de l’AN. Des dossiers d’anciens ministres s’enlisent dans les « tiroirs » de la Commission spéciale à Tsimbazaza faute de quorum. Le nombre de présence minima n’a jamais été atteint lors des réunions de la Commission spéciale. Le président de la Commission a dû ajourner la réunion à chaque fois. Résultats : les dossiers restent bloqués là où ils sont !

Devant ce « blocage » persistant, le président du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité ne pouvait pas  rester là … bloqué. Jean Louis Andriamifidy interpelle de vive voix les premiers responsables, les députés membres de la Commission spéciale de mise en accusation. Il les met devant leurs responsabilités. Andriamifidy n’est pas du genre à reculer devant les « yeux menaçants » (Tsy mataho-maso mena). Il ne faut pas oublier que lors de l’arrestation de Claudine Razaimamonjy, la bailleresse du régime de Rajaonarimampianina et conseillère spéciale du Président, il n’a jamais abandonné sa responsabilité sinon sa mission. Il fallait le faire !

Son audace d’intervenir auprès des députés fut un signal fort !

 

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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